Jeudi 26 janvier 2012
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Le Sénégal est éliminé de la
Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football qui est conjointement organisée, cette année, par le Gabon et la Guinée Equatoriale. D'ailleurs, c'est cette dernière qui a poussé les Lions vers la
sortie de la compétition continentale. Déception, frustration animent le 12 ème Gaïndé. Les « Coachs du dimanche » vont sans relâche refaire le match en essayant de situer les
responsabilités. L'entraîneur Amara Traoré (photo) – le pauvre – a mal « exploité » ses stars, diront certains. En effet, avoir sous la main des attaquants de la trempe de Demba
Ba, Mamadou Niang, Moussa Sow, Papis Cissé et une défense (Souleymane Diawara) réputée solide et être éliminé de la sorte, a quelque chose de rageant.
Seulement voilà : la prochaine CAN, c'est l'année prochaine, en 2013. Donc, il faut vite se remettre au travail, en commençant par remédier aux lacunes de cette
jeune équipe et éviter de verser dans la critique facile. Ça c'est le premier aspect positif. Le second aspect positif, c'est que le peuple sénégalais qui, dans sa grande majorité, surveille
comme du lait sur le feu, une éventuelle candidature de Me Abdoulaye Wade, 85 ans, en quête d'un troisème mandat que la Constitution lui interdit, selon ses détracteurs, ne va pas être distrait
par l'exploit des Lions.
Avec la défaite de leur équipe nationale, les Sénégalais vont plus que jamais se concentrer sur leur combat pour le respect des règles et des lois de la République.
Vue sous cet angle, l'élimination des Lions de la Teranga est un mal pour un bien. Place donc au 12 ème Gaïndé de la démocratie. Comme le dirait l'ex-chanteur et nouveau candidat à la
présidentielle, Youssou Ndour : « à ton tour de jouer / à ton tour de gagner ».
Par Sammakka
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Mardi 3 janvier 2012
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15:55
C'est son compère Mbaye Dièye Faye,
percussionniste du Super Etoile qui chantait « Youssou Ndour, boy town... ». Boy Town, le citadin au fait des choses de la cité qu'est You descend finalement dans l'arène politique où
sûrement il ne va pas être un « wacc bees » (néophyte). Après avoir agi avec maestria en musique et en business avec un succès indéniable (disques d'or, Grammy awards, groupe de
presse...), l'enfant de la Médine est en lice pour concourir à la fonction suprême.
« C'est un acte patriotique », a-t-il dit. Bien sûr. Dans l'état actuel des choses au Sénégal où pouvoir, opposition et société civile bandent les muscles
dans une atmosphère tendue, la candidature de You est une très mauvaise nouvelle pour le camp de Abdoulaye Wade, l'actuel Chef de l'Etat. Sur les chaînes étrangères, l'info passe en boucle et en
ces termes : « le célèbre chanteur Youssou Ndour est candidat à l'élection présidentielle sénégalaise contre Abdoulaye Wade, 86 ans, lui même candidat pour un troisème mandat, après une
modification de la Constitution... »
Wade n'avait pas besoin d'une telle publicité sur la modification de la Constitution et surtout sur son âge. En se déclarant candidat, You semble s'être doté d'une
réelle capacité de nuisance sur le vieil homme politique qu'est Wade. Par sa notoriété, chacune des déclarations du patron du Super Etoile va être maintenant reprise par les médias internationaux
et chaque info sur lui va être commentée. Ainsi, à l'issue de l'élection du 26 février, à défaut de faire battre Wade, You pourra en faire un candidat mal élu, voire très mal élu. La modification
de la Constitution ne fait plus recette.
Par Sammakka
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Vendredi 23 décembre 2011
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13:26
La mairie de Mermoz-Sacré Coeur a été attaquée hier par "des
nervis du PDS (parti démocratique sénégalais, pouvoir)" qui voulaient "faire la fête" au maire de la commune, Barthélémy Dias. Invoquant la "légitime défense", Bart Dias a ouvert le feu sur les
manifestants, comme il l'a lui même reconnu. Des blessés et un mort ont été déplorés. Tout ça parce que le Chef de l'Etat, Abdoulaye Wade veut briguer un troisième mandat, interdit par la
Constitution qu'il a participé à modifier à cet effet. Et que l'opposition veut l'en empêcher.
Ce qui s'est passé au Maghreb et plus près de chez nous en Côte d'Ivoire ne lui a pas servi de leçon. Wade veut faire un passage en force. Les récents évènements politiques en Afrique auraient pu
lui dicter une conduite plus sage.Mais il n'en a cure. La violence politique est déjà installée au Sénégal. La mort du jeune Malick BA à Yeumbeul, le mort de Fanaye dans le Fouta...Trop de sang
commence à couler, mais c'est comme si ceux qui dirigent le Sénégal en sont assoiffés. Seulement en face aussi, l'opposition et la société civile n'ont plus peur de croiser le fer et à verser du
sang à leur tour.
C'est le choc des extrémistes. Les partisans de la non-violence, du fameux "masla" (compromis) sont d'office exclus du jeu. Cela va être difficile d'éviter l'affrontement. Au Sénégal, l'hiver
risque d'être chaud. La situation est affreuse, place donc aux affreux.
Par Sammakka
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Mercredi 21 décembre 2011
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15:03
Au mois de février 2012, sauf changement de dernière minute, les
Sénégalais se rendront aux urnes pour élire leur Président de la République. Que Abdoulaye Wade, l'actuel Chef de l'Etat, ait déclaré sa candidature ou pas, personne n'est dupe, le parti au
pouvoir et la coalition qui le soutient sont déjà en campagne. La RTS 1, première chaîne télé sénégalaise est fortement sollicitée. C'est un média de service public qui apparemment n' en a cure
du temps de parole entre pouvoir et opposition.
Ministres, responsables de femmes libérales, guides religieux le plus souvent musulmans... accaparent la chaîne pour vanter les mérites du Président. Ce ne serait pas illégal si l'opposition
aussi pouvait exprimer son opinion. Du matin au soir, si on ne diffuse pas les sanguinolents combats de lutte sénégalaise, la RTS nous propose le plus souvent un programme montrant les actions du
Chef de l'Etat. Dans le traitement équitable de l'information, on a connu mieux. Ce n'est pas un hasard si des téléspectateurs exaspérés par cette partialité en faveur du prince a surnommé la
chaîne nationale : Rien à la Télé le Soir (RTS).
Par Sammakka
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Jeudi 20 octobre 2011
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22:40
Le Colonel Kadhafi qui aimait se faire appeler "Roi des rois
africains" a été tué ce jeudi 20 octobre à Syrte, son fief. Contrairement aux autres dictateurs maghrébins, comme le Tunisien Ben Ali qui a fui en Arabie Saoudite, ou l'Egyptien Moubarak qui
s'est résigné à quitter le pouvoir et traîné sur une civière devant les tribunaix, l'ex-guide libyen avait promis qu'il ne se rendrait pas et qu'il ne quitterait pas son pays.
Il est mort les armes à la main, de l'aveu même de ceux qui le traquaient. Le philosophe et écrivain français Bernard Henry Levy qui a convaincu Nicolas Sarkozy "'d'aider le peuple
libyen" à se libérer de la dictature du Colonel a eu ces mots sur Canal + : "il a raté sa vie, il a réussi sa mort". Sera-t-il pour autant considéré comme un martyr ? L'avenir nous le
dira.
Voici ce que nous écrivions le 18 mars 2011 à propos de la Libye :
ONU / Libye : Enfin des frappes aériennes pour arrêter la folie meurtrière de Kadhafi
La résolution 1973 du Conseil Général de l'ONU a été adoptée hier dans la soirée. Elle autorise des pays occidentaux tels que la France, la Grande-Bretagne et les
USA à procéder à des « frappes ciblées » afin de clouer au sol les avions militaires libyens. C'est une véritable bouffée d'oxygène pour les insurgés qui se sont retranchés à Benghazi,
ville toujours rebelle à l'autortié du Colonel Kadhafi.
Il était temps. La Communauté internationale, après moult hésitations, ne pouvait pas laisser « mourir » de la sorte les révoltes dans les pays du Maghreb
et du Moyen-Orient. Ce serait un mauvais signal pour tous les peuples qui aspirent à vivre librement dans leurs pays. Et ce serait du pain béni pour les dictateurs ou les partisans de la
dévolution monarchique du pouvoir dans les pays africains.
Si l'ONU avait agi de la sorte en Côte d'Ivoire, Gbagbo ne se serait pas accroché comme un forcené au pouvoir qu'il a démocratiquement perdu. La puissance ne
respecte que la puissance. Souvenez-vous quand des avions militaires ivoiriens s'étaient attaqués aux militaires français : une réaction musclée de l'Opération Licorne avait réduit à néant les
capacités militaires aériennes ivoiriennes...
Les Jeunes Patriotes, téléguidés par le régime de Gbagbo, se sont abstenus depuis lors de s'en prendre aux résidents français. Mieux vaut tard que jamais. Il faut
que l'ONU montre aux yeux du monde qu'elle n'est pas qu'un « machin » plus prompt à « serrer la main du diable » qu'à secourir les populations civiles victimes de dirigeants
sanguinaires et schizophréniques.
Par Sammakka
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